Madame la Représentante de l’UNICEF au Maroc,
Madame et Messieurs les Directeurs centraux du ministère de l’Éducation Nationale, du Préscolaire et des Sports,
Madame et Messieurs les directeurs des Académies Régionales de l’Éducation et de la Formation,
Mesdames et messieurs, participants à cet atelier en présentiel ou à distance ;
Je vous remercie pour votre participation à cet atelier de restitution des résultats de l’évaluation de la violence en milieu scolaire, que le conseil tenais à l’organiser, dans une premier temps, exclusivement avec les responsables du ministère de l’Éducation Nationale, du Préscolaire et des Sports pour partager les résultats de cette importante étude avant sa présentation aux membres du bureau du conseil dans un esprit d’échange, de coordination et de concertation que le Conseil tient à instaurer avec le Ministère.
Cette évaluation nationale de grande envergure, touche à un phénomène qui implique une série d’enjeux sociaux, éducatifs et politiques relatifs au rôle de l’institution scolaire dans le développement de la socialisation des enfants et des jeunes.
En effet, l’école est un milieu de vie complexe propice aux multiples manifestations de violence, mais également un endroit privilégie pour soutenir l’apprentissage de comportements sociaux positifs et le développement de compétences socio-émotionnelles.
Rappelons que la Constitution du Royaume de 2011 consacre dans l’article 31 le droit à une éducation moderne, accessible et de qualité ; et condamne ; dans son article 22 ; tout acte qui porte atteinte à l’intégrité physique ou morale de quiconque, en quelque circonstance que ce soit, et par quelque partie que ce soit privée ou publique.
Le Conseil Supérieur de l’Éducation, de la Formation et de la Recherche Scientifique a également accordé une importance à cette problématique, en la plaçant au niveau de deux leviers de la vision stratégique 2015-2030 :
- Le levier 18 intitulé « Edification d’une société citoyenne, démocratique et égalitaire » dans lequel le conseil préconise 4 niveaux d’intervention pour combattre les comportements d’incivilité, notamment la triche, le non-respect de l’environnement et du bien public et la violence dans les établissements d’éducation et de formation et dans leur environnement.
- Et le levier 21 intitulé « Consolidation de la place du Maroc parmi les pays émergents » dans lequel le conseil recommande l’articulation de la formation et de la recherche autour de l’intérêt social comme la lutte contre l’analphabétisme, la précarité, la maladie ou la violence.
Bien avant l’élaboration de la vision stratégique de la réforme, le Maroc s’est engagé, à travers la ratification de la Convention relative aux droits de l’enfant en 1993 à assurer à chaque enfant le droit à l’éducation et à la protection des adultes de son entourage pour l’encadrer et le sécuriser tout au long de ses apprentissages sociaux et scolaires, et cela, qu’il soit victime, auteur ou encore témoin de ce genre de situation.
Dans ce cadre, et devant la complexité de la problématique des violences vécues en milieu scolaire, le Conseil Supérieur de l’Éducation, de la Formation et de la Recherche Scientifique à travers l’Instance Nationale de l’Évaluation et en partenariat avec UNICEF a mené une évaluation de la situation de la violence en milieu scolaire, afin d’identifier la prévalence et les manifestations et d’envisager les interventions appropriées pour prévenir et réduire la violence en milieu scolaire.
L’atelier d’aujourd’hui a pour objectif de restituer les principaux résultats de cette évaluation afin d’approfondir la réflexion et de réfléchir ensemble sur les meilleurs moyens de combattre ce phénomène. Je vous invite, donc, vivement à participer activement à ce débat.
Pour finir, je tiens à vous remercier tous et toutes ; acteurs du ministère de l’Éducation Nationale, du Préscolaire et des Sports ; du niveau central, régional et local ; pour votre participation, collaboration et facilitation du déroulement de l’enquête de terrain. Sans votre mobilisation, la collecte des données et le déroulement global de l’enquête n’auraient pas été possible.
Mes remerciements vont également à notre cher partenaire UNICEF avec qui ce partenariat fructueux a permis la réalisation de cette évaluation et d’autres projets de recherche en cours de réalisation, dans un esprit de travail commun pour la promotion du droit à l’éducation des enfants au Maroc.
Je donne la parole à Madame la Représentante de l’UNICEF au Maroc.
Je vous remercie.


































