Monsieur le Ministre de l’Education nationale, du Préscolaire et des Sports ;
Monsieur le Ministre de l’Inclusion économique, de la Petite entreprise, de l’Emploi et des Compétences ;
Je voudrais vous faire part des excuses de Monsieur le Ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche scientifique et de l’Innovation, absent pour des engagements professionnels contraignants ;
Mesdames et Messieurs les Membres ;
Mesdames et Messieurs les Professeurs et Experts ;
Mesdames et Messieurs les Représentants de l’Union européenne et de l’Unesco ;
Mesdames et Messieurs ;
Il m’est particulièrement agréable de vous souhaiter à tous la bienvenue et de vous remercier pour votre participation aux travaux de cette journée d’étude sur le thème de : l’orientation scolaire et professionnelle et le conseil universitaire , organisée par le Conseil supérieur de l’Education, de la Formation et de la Recherche scientifique, avec la contribution du Ministère de l’Education, du Préscolaire et des Sports, du Ministère de l’Inclusion économique, de la Petite entreprise, de l’Emploi et des Compétences et du Ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche scientifique et de l’Innovation.
Je suis particulièrement heureux et très fier, en tant que Président du Conseil supérieur de l’Education, de la Formation et de la Recherche scientifique, de saluer l’honorable initiative royale de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, que Dieu l’Assiste, de faire du jour de l’an amazigh une journée nationale fériée officielle, pour tout ce que cette décision royale induit comme significations symboliques fortes qui sous-tendent des dimensions constitutionnelles, historiques, civilisationnelles et culturelles de nature à consolider les fondements de notre nation et d’en cimenter les composantes. Cette impulsion royale ouvre de larges perspectives pour promouvoir le statut de la composante amazighe dans l’ensemble des fondements de notre modèle de développement, tant politiques, économiques, culturels et également éducatifs. Il s’agit là, certes, de notre responsabilité à tous, d’interagir avec cette décision et de mettre nos ambitions au niveau des objectifs escomptés par Sa Majesté le Roi. Faut-il rappeler ici, pour appuyer cet argument, la profonde conviction exprimée par le Souverain, dans le discours historique d’Ajdir en 2001, estimant que la promotion de la langue et de la culture amazighes relèvent d’une responsabilité nationale collective et que l’amazigh est la propriété de tous les marocains, sans exception, qu’elle est une source de fierté pour tous, et une incarnation de la force de notre foi en l’avenir, l’avenir d’un Maroc de la solidarité et de l’entraide, un Maroc pour tous, fort de son unité nationale.
Mesdames et Messieurs,
L’organisation de cette journée d’étude, dans le présent contexte, est dictée par un certain nombre de considérations dont les plus importantes se réfèrent notamment au chantier de l’amendement et de la révision de nombre de dispositions législatives qui encadrent le système d’orientation et de conseil, à notre besoin à tous en tant que parties concernées à nous inscrire dans cette dynamique et à coopérer ensemble pour asseoir un système efficient d’orientation précoce au niveau de l’école, de l’université et des établissements de formation professionnelle. Une mobilisation collective qui vise à accompagner et à aider les apprenants à construire leurs projets personnels et à définir leurs choix scolaires et professionnels. Elle est également de nature à favoriser des parcours en mesure d’enrichir l’expérience de nos enfants, dans leur itinéraire scolaire et professionnel, et en définitive d’impacter positivement la qualité de leur vécu et d’optimiser leurs compétences, leurs talents et leurs potentialités.
Nous suivons avec une grande attention le devenir du système d’orientation pédagogique dans notre pays, ainsi que les diverses contraintes qui en limitent l’efficience et l’efficacité, tant au niveau réglementaire que procédurier. Nous relevons les dysfonctionnements qui affectent les processus et les décisions de l’orientation éducative, tous cycles et niveaux d’enseignement confondus, avec ce qui en découle en termes de déperdition des efforts et des ressources matérielles et humaines. Ce qui a pour conséquence d’aggraver le fléau de la déperdition scolaire et universitaire.
Bien que nous soyons parfaitement conscients des « limites » de l’efficience des mesures qui pourraient être entreprises en la matière, le déficit en matière d’adhésion des familles et des institutions socio-professionnelles, ainsi que les divers autres facteurs dus à l’environnement socio-culturel et médiatique, sont autant de facteurs aggravants qui expliquent la situation actuelle de notre système d’orientation. Un état des choses qui constitue un défi majeur pour nous tous, pour valoriser les acquis accumulés et promouvoir le système vers davantage de qualité et d’efficience.
Mesdames et Messieurs,
La prise en charge de ces dysfonctionnements et de ces diverses contraintes, à notre sens, nous met en demeure de concevoir une vision holistique qui implique une révision globale de notre système d’orientation, laquelle devra être adossée aux fondements et exigences suivantes :
- La consolidation de l’arsenal juridique relatif aux orientations concernant le système d’éducation et de formation, tant au niveau de l’enseignement scolaire et universitaire que du système de la formation professionnelle (en tant que référentiel fondamental et indispensable) ;
- La prise de décision tranchée quant aux fondements et aux contenus du modèle pédagogique prôné par la réforme (en termes de curricula, de programmes, de formations, de mobilité des apprenants, etc…) ;
- L’arrimage du système d’orientation aux politiques publiques relatives à la mise en œuvre de la réforme éducative et au modèle pédagogique (mobilité de l’apprenant, relation au marché du travail, corrélation entre l’enseignement scolaire et universitaire à la formation professionnelle) ;
- L’adoption d’une démarche préparatoire intégrant les valeurs et les finalités du nouveau modèle pédagogique et les fondements de la réforme dans leur intégralité, ainsi que le renforcement de la participation et de la réflexion collégiale avec l’ensemble des acteurs ;
- Le renforcement du système d’évaluation des acquis chez les apprenants, dans tous les cycles éducatifs, l’enrichissement de l’offre éducative, du système de certification et de la diversification des filières d’inclusion, en tant que support pour le système d’orientation et de conseil ;
- La nécessité de prendre en compte les impératifs de l’harmonisation et de la coordination entre les filières de scolarisation et de formation et l’obligation d’adosser tout projet d’orientation au principe d’établissement de passerelles et de coordination entre les départements gouvernementaux concernés.


































